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Publié : 9 juillet 2009

BILAN CESC 2008/2009

 

 

 

BILAN CESC 2008/2009

 

 

 « Témoins : t’es plus »

J. POIRIER, MF DON, JB GARRAUD, S. MOLINA, I. LAMBERT BORDIEC, MN CHATON

- Idée : proposer aux jeunes qui cherchent parfois « leur chemin » des expériences de vie qui pourront les faire réfléchir, les faire réer, leur donner envie de vivre

- Six témoignages ont été proposés aux élèves de seconde. Chaque élève a assisté à un témoignage de son choix. Cette année, nous avons constaté quelques absences malgré le caractère obligatoire des séances (en moyenne, 3 ou 4 élèves absents par témoignage). Certains ont oublié de venir, d’autres étaient convoqués pour d’autres activités (B2I, atelier scientifique...). Les absents ont été convoqués à un autre témoignage.

- Les thèmes proposés étaient les suivants :

  • vivre en respectant l’environnement
  • surmonter son handicap
  • s’épanouir dans la musique
  • être sportif de haut niveau
  • vivre son homosexualité aujourd’hui
  • exercer comme médecin urgentiste

- Une cinquantaine de collégiens de Melle sont venus assister à deux séances choisies en fonction de leur intérêt : « s’épanouir dans la musique » et « être sportif de haut niveau ».

L’évaluation de cette action montre qu’à 88 % les témoignages ont intéressé les élèves (à 100 % pour « s’épanouir dans la musique »). Comme l’exprime un des élèves « une expérience de plus est toujours bonne à prendre ».

 

 

 Substances psycho-actives

- Etat des lieux : I LAMBERT BORDIEC
Dans le cadre de l’ECJS, les élèves de seconde 2 ont conçu et fait passer aux élèves du lycée un questionnaire sur la consommation de produits psycho-actifs (alcool, tabac, drogues).
Deux groupes sur trois ont exploité les résultats (soit 104 questionnaires).
Les résultats de l’enquête montrent que 90 % des élèves interrogés ont déjà consommé de l’alcool, 62 % du tabac et 42 % des drogues. Plus de la moitié des élèves interrogés ont goûté ces trois substances par curiosité. Et pour un tiers d’entre eux, ils ont goûté à l’alcool et aux drogues pour faire partie d’un groupe ou pour faire comme tout le monde.
L’enquête portait également sur la consommation actuelle.
L’alcool est consommé à 83 % entre copains et aussi à 37 % en famille. Concernant le tabac et les drogues, ils sont aussi consommés seuls (à 54 % pour les drogues).
La consommation d’alcool et de drogues reste en majorité occasionnelle : le week-end pour les drogues, le week-end et le mercredi pour l’alcool.
Les trois substances sont d’abord consommées pour « s’éclater en soirée » mais aussi pour les drogues pour se donner confiance. Les élèves estiment pouvoir refuser quand on leur propose de consommer.
Le questionnaire comportait une deuxième partie où il était demandé aux élèves ce qui pourrait modifier leur consommation. Malheureusement, les élèves ne l’ont pas exploitée.


- Sensibilisation des élèves de seconde : D. METAIS MN CHATON K. OLIVES

  • inscription de 3 classes de seconde (2des 1 2 et 3) pour assister à la représentation de la pièce de théâtre « cocktails à gogo » le vendredi 17 octobre sur le thème des conduites addictives et de la poly-consommation.L’évaluation montre que les élèves ont apprécié la pièce de théâtre et l’équipe d’animation. L’intervention a répondu partiellement à leurs interrogations. A la question « cette journée aura-elle un impact sur votre comportement ? », ils répondent en majorité « peut être ». Par contre, la moitié d’entre eux déclarent vouloir sensibiliser leur entourage sur les conséquences des consommations d’alcool et de drogues.
  • réflexion sur le phénomène du binge drinking et discussion sur les effets de l’alcool sur l’organisme. Deux séances ont été organisées : le 15 janvier pour les Seconde 5 et le 22 janvier pour les Seconde 4 et 6. La participation des élèves a été bien meilleure le 15 janvier : il n’y avait qu’une seule classe et personne n’était gléné pour parler. D’ailleurs l’évaluation montre que l’information a été mieux appréciée par les seconde 5 dans la forme et dans les réponses apportée à leur questions. La moitié des élèves pensent que cette information aura peut-être un impact sur leur comportement mais pour 35 % d’entre eux, leur comportement ne sera pas modifié. Confirmation en a été faite par une élève qui s’est alcoolisée moins de trois semaines après que la séance ait eu lieu.Les séances étaient organisées en trois parties :
  • projection vidéo à partir d’une émission de France 3 « le mieux, c’est d’en parler » : accueil d’un jeune aux urgences suite à une consommation excessive d’alcool avec le point de vue de Marcel Rufo, pédophsychiâtre. Témoignage de Patrick CHESNAIS dont le fils est décédé lors d’un accident de la route une nuit de week end en rentrant d’une fête.
  • diffusion d’un reportage sur le phénomène du binge drinking aux Etats Unis et ses conséquences : bagarres, risque de viols... Mise en évidence du côté commercial de l’organisation de fêtes alcoolisées : interview d’un gérant de boite de nuit qui fait des affaires et parallèlement interview de deux étudiants qui ont dépensé toutes leurs économies trop rapidement.
  • discussion sur les conséquences de l’alcoolisation en utilisant comme support le CD Rom édité par la prévention routière : « alcool, cannabis et conduite ». A partir d’idées reçues (« Les garçons tiennent mieux que les filles », « Si je bois du café, j’annule les effets de l’alcool »...), apport d’information sur les produits, les doses, la diffusion dans l’organisme, les effets sur le comportement...
  • Puis les brochures « alcool : plus d’infos pour moins d’intox » réalisées notamment avec le concours de l’ANPAA et de la MILDT ont été distribuées à chaque participant.

 

 

 Sécurité routière

S. MOLINA, K. OLIVES, MN CHATON, Lt BARRAUD

- participation à la semaine de la sécurité routière 2008 (pièce « cocktails à gogo »)


- Projection et exploitation des films « Tribunal pas banal » et « Virée nocturne »
Le vendredi 13 mars, organisation de deux séances de 1h30 où 3 intervenants du ministère de la défense, le Lt BARRAUD de la brigade de MELLE, le gendarme NICOLLAS et le Major MERCIER, formateur relais anti-drogue sont intervenus auprès des élèves.


- « Tribunal pas banal » : simulation du procès d’un jeune conducteur ayant causé un accident sous l’emprise de l’alcool et du cannabis. Cinq élèves du lycée Desfontaines ont participé comme acteurs à ce « tribunal pas banal » le 7 mai 2008 au tribunal de Niort.
Avant la diffusion de ce film, les élèves de 1ère S1 et 1ère S2 (soit 73 élèves) ont assisté à la projection de « Virée nocturne », histoire à partir de laquelle a été reconstituée le procès fictif.

- Après chaque séance s’est installé un débat avec les élèves et les intervenants.
Plusieurs points ont attiré leur attention :

  • Les effets à longue durée de la drogue sur la conduite,
  • Les méthodes de détection du cannabis dans l’organisme,
  • Les procédures judiciaires,
  • Les peines encourues.

La majorité des élèves a été marquée par les 2 projections, notamment la première de part la rudesse des images. (scènes de l’accident),
100% des élèves ont estimé intéressant d’organiser ce genre de séance.
100% ont trouvé cette information satisfaisante.
95% estiment que l’information a répondu à leurs attentes.
14% disent que cette information n’aura pas d’ impact sur leur comportement.
21% disent que cette information aura peut être un impact sur leur comportement.
65% disent que cette information aura un impact sur leur comportement.


- Des étudiants du lycée Bujault souhaitaient inviter leurs pairs du lycée Desfontaines à une journée sécurité routière qui n’a pas pu avoir lieu pour des raisons indépendantes de leur volonté.

 

 

 Education à la vie affective et sexuelle

A. JUIN, MN CHATON, JB GARRAUD, K. OLIVES, C. VILLAIN, S. RAIMOND

- Séance de cinéma au Melies : le 10 décembre, projection du film « les bureaux de Dieu » aux élèves internes présentant une série de témoignages dans un planning familial. Séance suivie d’un débat animé par les conseillères conjugales et familiales du planning familial des Deux-Sèvres. Le film a été plutôt bien accueilli par les élèves sauf pour un petit groupe de secondes. Cependant, il était un peu long et les élèves n’ont pas posé beaucoup de questions lors du débat qui a suivi.

- Projet du CODES : « passe le message à ton voisin, collectif d’éducation à la vie affective et sexuelle »
Constats :

  • utilisation non systématique des préservatifs, méconnaissance de la contraception d’urgence
  • Structures de prévention concentrées à Niort et à Parthenay

Il était prévu de former des relais d’information dans les lycées Desfontaines et Bujault
Pour des raisons indépendantes de la volonté du lycée, ce projet n’a pas abouti.

- Jeu de société : « jeu sans tabou » : (A l’initiative de J. POIRIER )
Constats :

  • l’information des jeunes est très faible et il y a méconnaissance de la loi
  • l’éducation sexuelle se fait par les magazines, internet, la vidéo

Le « jeu sans tabou » vise à faire dialoguer les jeunes autour de leurs idées et de leurs pratiques en matière d’éducation sexuelle. Les thèmes abordés sont : le SIDA, la contraception, savoir dire oui, savoir dire non...
Des élèves devaient être formés pour apprendre les règles du jeu puis ils auraient proposés à d’autres de jouer à leur tour. Camille, élue au CVL ; a testé le jeu avec des amies qui l’ont trouvé intéressant. Elle devait ensuite en parler aux autres élus du CVL pour organiser la promotion de ce jeu au sein du lycée. Cette proposition n’a pas abouti.
Le 12 février, l’animateur culturel a proposé le « jeu sans tabou » pendant la soirée jeu de société qu’il organisait pour les internes. Ce type de jeu ne correspondait pas forcément à ce que les internes attendaient pour la soirée (s’amuser). De plus, le mélange filles/garçons a été perçu comme génant (les internes se connaissent bien) et ils se sont sentis seuls face à certaines questions.
Il est dommage de ne pas avoir mieux exploité cet outil. Il serait bien de relancer le projet pour l’année prochaine en impliquant plus les adultes pour organiser le jeu entre élèves, peut-être lors de séances prévues à l’avance entre élèves du même sexe et avec un intervenant extérieur pour apporter des précisions sur les réponses aux questions (infirmière, assistante sociale...).
Il est également fort dommage que le parent volontaire pour participer à l’éducation à la vie affective et sexuelle n’ait pas pu le faire faute d’action mise en place.

 

Le 29 mai 2009

MN CHATON